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29/11/2010

FUNK- JAZZ D.Janin JC Pierric Best of n°2

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20 pistes 53:18 1 the swinging mamy 2:41 2 goose skin 2:53 3 black night 3:09 4 rolly poly 3:01 5 run you'll get it 2:37 6 shout 3:12 7 saramina 2:34 8 strings in paradise 2:37 9 sunlight serenade 2:58 10 super position 2:57 11 sweet little bubble 2:43 12 swingaboo 2:57 13 the beast 2:14 14 the swinging mamy 2:41 15 trip for trap 2:38 16 us act 2:34 17 trumpett time 2:23 18 walking blues 2:15 19 waouba 2:08 20 your jouet baby 2:06
 

Lorsque le chineur lambda découvre en brocante de vieux vinyles à la pochette richement décorée dune fille vulgaire en maillot de bains ficelle dans le plus pure style Argelès Plage 1973 titré "Super succès n°38" par J.L Ferré, son orchestre et ses chanteurs, il passe son chemin. A contrario, le collectionneur de disque sait qu’il a mis la main sur une pièce intéressante. En effet, derrière « La vaisselle cassée », « Le Zizi » et l’intemporel « A la pêche aux moules », le sillon séchoue en fin de face sur des titres totalement inconnus tels que "Dig yourself up", "Saramina" ou encore "Rolly Polly". Cest alors que votre platine effarée vous restitue, poussière en prime, des lignes de basses assassines, du Fender Rhodes, des violons surréalistes, de la guitare wah wah, des ensembles de cuivres efficaces réalisant ainsi la vraie fusion entre musique populaire et jazz. Cest là le funk à la française, riche, puissant, élégamment kitsch, bonifié par 20 ans de cave de discothèque de province.
(Les musiques soul et funk: la France qui groove des années 1960 à nos jours par Vincent Sermet, éd. LHarmattan, p.136.)
A la sortie du tube  ) en 1972, deux amis forains, Jean Bergougnoux et Roger Dugousset ont eu l'idée vénale de sortir en cover ce joyau né du synthétiseur moog de Gershon Kingsley sur disque et de le vendre sur les marchés, chose qui n'existait pas à l'époque, la vente du disque étant uniquement réservée aux disquaires. Le succès fut aussi immédiat qu’inattendu : ça se vendait comme des petits pains. Dans la foulée, ils montèrent donc leur label, Les Tréteaux, nom qui coule de source, dont le siège fut établi à Villeneuve-La-Garenne.
Et le miracle de la multiplication des pains survint : des dizaines d’albums aux thématiques aussi diverses qu’improbables commencèrent à inonder le(s) marché(s) : qui dune bonne compilation de chansons à boire, qui dune galette de Tangos et Pasos, qui de Rythmes Brésiliens avec les courgettes et poireaux de madame
Ils ont le pétrole, on a les vinyles. Les Ricains et la perfide Albion avaient leurs Music For Pleasure ( http://www.vinylvulture.co.uk/pages/mfp.htm ) et autres Top of the Pops ( http://www.easyontheeye.net/albums/totp/index.html ) , la Frrrânce (prononcez à la DeGaulle) aura désormais en plus des Pop Hits ( http://pophits.over-blog.com/ ) de Mario Cavallero, ses Super Succès sur le prestigieux label Les Tréteaux (devenu) International !
Copieurs éhontés ou faussaires de génie, musiciens, chanteurs et ingénieurs du sons, entre un mois de chômage et une séance d’enregistrement pour Nicoletta, sous le sobriquet de The Music Sweepers, les balayeurs de musique, se mirent à imiter systématiquement tous les « succès » du moment, qui à leur sortie, étaient déjà souvent bien blets comme des vielles pommes sûres. Le but était clair : créer, à l’instar du jumeau dyzigote Music For Pleasure, une compilation à bas prix et en vendre un maximum d’exemplaires, le tout exposé aux yeux du chaland à coup de pochettes de natures mortes ou de filles dénudées (ou vice versa) signées par Michel  Laguens
En 1973, Bergougnoux se dégotte un jeune directeur artistique, musicien, chanteur et compositeur, Jean-Claude  Pierric chargé désormais de diriger artistiquement le projet. http://jcpierricfunkmusique.blog50.com/
Cette arrivée constituera un véritable tournant pour le label : désormais, au contraire des Pop Hits et Top of the Pops, le jeune Pierric sèmera discrètement à tout vent dans diverses compilations ses propres compositions, ce qui placera, sans que personne ne sen rende compte, Les Tréteaux à un niveau bien supérieur aux labels « Cheesecake » concurrents. En 1975, Jean-Claude Pierric est rejoint par lex-chef-dorchestre de l’Olympia, Daniel Janin. Le courant passe aussitôt, et ces deux passionnés de soul, jazz funk et blaxploitation, tels Sheila & Ringo ou encore Stone & Charden, formeront un couple musicalement pertinent. Exit The Music Sweepers, désormais, ce sera Jean-Claude Pierric, Daniel Janin alias John First alias Eddy Driver, son orchestre et ses chanteurs, épaulés par, Jean-Luc Ferré (qui aurait même eu, d’après la pochette LP 6277, un fan-club !) qui mèneront la barque.
Des chanteurs principalement français seront copiés, souvent grotesquement parodiés - mais parfois sublimés - par des imitateurs de tout poil (comme Patrick Sébastien, qui se cache derrière le pseudo benny-hillesque Art Buggy) ou même par des chanteurs ayant déjà fait leurs preuves (Nancy Holloway, que Daniel Janin sortira de sa valise en s’installant dans les studios de Villeneuve-la-Garenne).

11:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

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