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02/12/2010

Jean - Claude Pierric

Jean Claude PIERRIC

 

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Jc Pierric est né le 2 mai en 1938 à PARIS dans une famille de huit frères et sœurs . Il passa toute son adolescence dans un pensionnat à Créteil. A 15 ans après le certificat d'étude il fut placé dans une ferme en haute marne . A 18 ans il quitta la haute Marne pour aller retrouver sa mère à Paris qui demeurait Belleville . Sa grande passion était la musique et la chanson, il ne vivait que pour elles dès sa plus tendre enfance. Il fit mille petits boulots pour vivre et fréquenta assidûment les hauts lieux et temples du JAZZ à Saint Germain des Près , les Trois Maillets, le Blue Note, la Huchette, le Bidule le Tabou. Il y rencontra de célèbres musiciens, Boris Vians, Guy Laffitte, Claude Luter, Maxime Saury et se lia d’amitié avec , Michel Devillers , André Persiani, et Pierre Sellin avec qui il signa bien plus tard quelques titres . Il s'inscrivit en 1960 au conservatoire de la chanson à Bobino et il sortit deux disques 45 t chez les productions Homére, mais avec l'avènement du yéyé ces deux disques ne marcherent pas du tout. En 1963 lors d’un gala à Maisons Laffite il rencontra Gisèle qui devint son épouse et avec qui il eut 3 filles Isabelle, Corinne et Frédérique. Il se tourna vers la musique de publicité et d'illustration musicale. Avec Léo Petit le guitariste et leader du groupe (( les guitares du diables )) et l’arrangeur du célèbre titre de Johnny Hallyday Souvenir,Souvenir ils composèrent les toutes premières musiques pour la télévision de la publicité qui venait de naitre en 1968 ( le thon c’est bon , Cajoline, yoplait )) à cette occasion il rencontra J.J Annaud qui travaillait chez Image et Publicité, 33 rue du colisée Paris. Pour la musique d’illustration il réalisa plus de 80 albums avec des compositeurs de grands talents tels que François Rolland chef d'orcherstre de G Bécaud, Pierre Porte chef d'orchestre de Michel Drucker et le compositeur de la musique du film la piscine avec Alain. Delon. Guy Léonard le chef d’orchestre de Joe Dassin et Gérard Gésina le batteur de Juliette Gréco avec lequel il signa la musique du générique de l’émission 7/7 sur TF1 avec l’animatrice Anne Sinclair De ces albums on peut retenir des disques cultes très recherchés aujourd'hui par les collectors pour n'en citer que 4 ou 5. Harlem Pop Trotters, Abrax, Godchild, Les Wanted. les News boys. Plusieurs de ces disques ont fait l'objet de rééditions en compilations, Jc Pierric fut aussi directeur artistique de nombreuses maisons d'éditions et principalement de la maison de disques les tréteaux international qui n’existe plus aujourd’hui, ou il réalisa avec Daniel JANIN l'un des plus grands compositeur, arrangeur et chef d'orchestre de l'olympia , la plus grande partie de ses productions. Environ 40 albums , un nombre incroyable de rappeurs ont samplé leurs titres. Les titres les plus samplés SARAMINA , BLACK NIGHT, FAT FAT FELLOW. Ils réalisérent aussi pour les éditions et maisons de films Production Claude Pierson les albums Velvet dream et de nombreuses musiques de films .Sa production dans tous les genres de la variété est énorme plus de 2000 titres sur disques vinyle et CD .


jc pierric abrakadabra 1.jpg
Jc Pierric was born on May 2 in 1938 in PARIS in a family from eight brothers and sisters. It passed all its adolescence in a boarding school to Créteil. At 15 years after the certificate of study it was placed in a farm in Haute marne. At 18 years it left the Haute Marne to go to find his mother in Paris which remained Belleville. Its great passion was the music and the song, it lived only for them as of its more tender childhood. It made thousand odd jobs to live and assiduously attended the high places and temples of the JAZZ with German Saint des Pré , the Three Mallets, Blue Note, Huchette, the Thingummy the Taboo. It there met famous musicians, Boris Vians Guy Laffitte Claude Luter Maxime Saury and bound friendship with, Michel Devillers, André Persiani, and Pierre Sellin with whom it signed some titles much later. It was registered in 1960 with the academy of the song with Bobino and it left two discs 45 T at the Homére productions, but with the advent of yéyé these two discs do not marcherent at all. In 1963 at the time of an official reception in Maisons Laffite it met Gisele who became his wife and with which it had 3 girls Isabelle, Corinne and Frederique. It turned to the music of publicity and musical illustration. With Léo Petit the guitarist and leader of the group ((guitars of the devils)) and the arranger of the famous title of Johnny Hallyday Memory, Souvenir they composed the very first musics for television of the publicity which came from naitre in 1968 (the tuna it is good, Cajoline, yoplait)) on this occasion it met J.J Annaud which worked at Image and Publicity, 33 street of colized Paris. For the music of illustration it realized more than 80 albums with type-setters of great talents such as François Rolland head of orcherstre of G Bécaud Pierre Porte head of orchestra of Michel Drucker and the type-setter of the music of film the swimming pool with Alain. Delon Guy Léonard the head of orchestra of Joe Dassin and Gerard Gésina the beater of Juliette Gréco with whom it signed the music of the credits of emission 7/7 on TF1 with stimulating Anne Sinclair Of these albums one can retain discs very required worships today by the collectors to quote only 4 or 5 of them. Pop Harlem Trotters, Abrax, Godchild, Wanted. News servant boys. Several of these discs were the subject of republications in compilations, Jc Pierric was a also director artistic of many and mainly house publishers of discs the trestles international which does not exist today any more, or it carried out with Daniel the JANIN one of largest the type-setter, arranger and head of orchestra of the olympia most of its productions. Approximately 40 albums, an incredible number rappeurs samplé their titles. Samplés titles SARAMINA, BLACK NIGHT, FAT FAT FELLOW. They also réalisérent for the editions and houses of films Production Claude Pierson the albums Velvet dream and of many film musics Sa production in all the kinds of the variety is enormous more than 2000 titles on discs vinyl and CD.

13:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/12/2010

JC PIERRIC GROOVE MASTER

JC Pierric, Groove Master



Loin des icônes pop narguant le populo dans des magazines toc, donnons un coup de projecteur sur un trésor caché de l'hexagone période 70's délurées, JC Pierric.



Ca devrait vous dire quelque chose, ça... Non? Directeur artistique, producteur, compositeur, JC Pierric multipliait les fonctions. Il fut un des pionniers de l'illustration musicale pour la publicité, produisant jingles, thèmes arrangés, ambiances sonores dés la deuxième moitié des sixties. Ensuite, c'est plus largement le petit écran qui l'occupe, l'homme se retrouvant aux commandes d'une palanquée d'albums delibrary music, ces disques à usage professionel servant à l'illustration sonore des reportages, émissions, etc (cf. ce morceau ci-dessus, Big Green Espace, composé avec Claude Gésina - batteur entre autres pour Juliette Greco - et utilisé dans les 80's en générique de 7 sur 7, le rendez-vous politico-dominicale d'Anne Sinclair).

C'est dans ce cadre de library music que nait en 1973 le projet Harlem Pop Trotters, suite d'exercices de funk pop musclé sortie sur le label Musique Pour l'Image. Un projet dans un esprit très italien, l'apparente simplicité pop des titres cachant mal des embardées jazz funk furieuses. Une sacrée ambiance de poliziesco, pour résumer. Rebelote un an plus tard avec Harlem Pop Trotters pour un deuxième album encore plus rough que le précédent, capitalisant sur un son rond et minimale et s'amusant à l'occasion d'un brin d'électronique. Un album dépassant de loin le strict cadre de l'illustration musicale pour s'imposer comme une référence du groove à la française. On s'amuse aussi de la blague de collégien consistant à prendre une
photo de bikers signée Irving Penn, à coller des moustaches aux filles et à utiliser le tout en cover d'album:)



Stakhanoviste de la console son, JC Pierric réalise au cours des 70's/80's une cinquantaine d'albums de reprises des succès du moment. Beaucoup de ces albums sont sortis sur les célèbres Disques Les Trêteaux, compilations aux pochettes toujours aguicheuses vendues sur les marchés et dans les enseignes de la grande distribution naissante, pas encore pourvues d'enclaves "culturelles" comme aujourd'hui (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans etc). Aux côtés de JC Pierric et aux commandes des musiciens (qu'ils recrutaient au sein des meilleurs formations), Daniel Janin, chef d'orchestre-âme damné qui accompagna dans les 60's moults artistes tels que Bécaud, Brel, les Beatles, Dalida lors de leurs passages à l'Olympia.

Autant dire que leurs disques, toutes ambitions artistiques bues, sonnaient méchamment, les deux larrons et leurs acolytes de galette s'amusant ostensiblement à singer les variétés dans la joie et la bonne humeur, prétexte aussi à toujours glisser en fin de face un morceau de leur cru. Des morceaux que l'on prenait à l'époque pour de quelconques tubes de lointaines contrées, toujours zappés lors des fêtes parce qu'inconnus au bataillon (ah ça, pour ce qui était de se passer en boucle l'Aventura...). Le temps révélera la supercherie, faisant de ces galettes à la date de péremption largement dépassée des objets recherchés des collectionneurs, ces fameux morceaux cachant souvent de
vrais petites bombes.



Les Beatnuts sauront se souvenir de ce Black Night pour leur titre Muchacha... En 1975, toujours sous la bannière des Tréteaux, JC Pierric et Joël Daydé (auréolé du succès de sa reprise du Mamy Blue des Pop Tops) coordonnent un projet jazz funk intitulé Goldchild. Entourée de musiciens chevronnés et de jeunes pousses vigoureuses (on retrouve notamment dans Goldchild un Richard Galliano encore vert), la paire livre un album fusion intemporel. Une assertion loin d'être gratuite, Kid Loco ayant ressorti l'album sur son label Royal Belleville en 2002. Pour constater que le souffle de la modernité avait empêché la poussière du temps de s'installer dans le sillon :)



Vous trouverez ici une centralisation d'articles et de liens pour downloader une bonne partie de la discographie de JC Pierric (en qualité plus ou moins variable). Une centralisation effectuée selon toutes vraisemblances par l'ami JC en personne. Well done, Dude !!!

12:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/11/2010

FUNK- JAZZ D.Janin JC Pierric Best of n°1

 C'est avec une grande tristesse et le coeur lourd, que je viens d'apprendre le décès le 9 mai 2010 de mon ami Daniel JANIN. Les mots me manquent pour dire à quel point c'était un grand Monsieur dans tous les domaines. Il fut l'un des plus grands compositeurs et arrangeurs de ce fin de siècle, reconnu dans le monde entier. J'ai eu cette chance et l'immense bonheur d'avoir travailler avec lui pendant plus de vingt ans. Ses titres tels que Saramina, Black Night, et Fat Fat Fellow sont devenus des classiques pour tous




Les rois du groove

Lorsque je suis rentré de la brocante la semaine dernière j’avais sur le visage un air de triomphe. J’ai montré mes trois trophées à ma copine mais elle a levé les yeux au ciel en soupirant, puis elle a disserté sur le principe des vases communicants : des gens se débarrassent enfin de leurs merdes et d’autres s’en encombrent. J’avais fait un heureux. Mais non, mais t’as rien compris, c’est une compilation Pierric et Janin.

Tout ceux qui les hantent le savent, les brocantes et vides-greniers regorgent de compilations de ‘’Super Hits’’ enregistrées par des orchestres anonymes. Ces disques débauchaient le badaud sur les marchés à coups de pochettes sexy (sexistes ?) bien sentie. Tu prendras bien ma super compilation, elle est pas chère, et c’est drôlement bien imité. Alors le type repartait avec pour nourrir sa chaîne HI-FI coincée dans un meuble beige et marron avec des touches de orange. Les soirées allaient être animées.

Je n’ai jamais compris qu’on puisse acheter des horreurs pareilles : des morceaux de variété déjà pas bien vaillants subissent les assauts de musiciens de studio dont on sent qu’il faut bien qu’ils mangent, épaulés par des chanteurs portés sur l’imitation. C’est ainsi que Patrick Sébastien a démarré.

Pourquoi achetait-on ces disques ? Faut-il voir dans leur disparition l’indice d’une élévation globale du niveau de vie des gens ? l’effet CD sur l’explosion du marché de la compilation ? Avant le CD il y avait la cassette et j’ai le souvenir de tubes joués à l’orgue dans la voiture de mon parrain. Comment l’oublier, il y avait Hells bells.

Aujourd’hui les cassettes on rejoint le cimetière du plastique tandis que les vinyles résistent tant bien que mal, de brocantes en brocantes à la recherche d’amateurs de kitsheries. Mais donc, pourquoi étais-je si heureux ce matin là ? A cause d’une tromperie qui aura mis des années à faire surface.

La série des « Supers Hits » était le fait du label « Les Tréteaux international », maison d’édition sise à Villeneuve-la-garenne (92390). Elle était dirigée par deux fous de Jazz-funk. A la direction musicale, Daniel Janin, à la direction artistique, Jean-claude Pierric. Pendant des années ces deux types ont trompé leur monde sans que personne ne s’en aperçoive, en glissant systématiquement parmi leurs reprises de succès deux titres de leur cru. Des morceaux groovy emplis de feeling et bourrés de breakbeats, du easy-listening, le tout sous des titres américains sous-titrés « version orchestrale » pour mieux tromper l’ennemi. Celui qui avait acheté son « 14 super succès » pour Les acadiens de Michel Fugain repartait donc avec deux titres inconnus déguisés en succès lointains, comme ce Trumpet Time, brise subtile digne d’un Wladimir Popp ou d’un André Cosma (les trompettes c’est mon péché mignon) ou ce Move Man classieux sans rapport avec la soupe servie sur le reste du disque.

La mystification était poussée un cran plus loin sur le A l’orgue Hammond de Eddy Driver car sous une pochette impeccablement designée pour les marchés se trouvaient de vrais visions blaxploitations, du jazz-funk tendu et parfaitement arrangé. Si Black night en particulier peut ravir les amateurs du genre je suis plus perplexe sur son efficacité dans les mariages. En tout cas pas de croix à côté de ce titre sur mon exemplaire, alors que pour El Bimbo, oui.

Les années 90 et l’ère du sample ont sonné l’heure de la (re)découverte. La côte de Pierric et Janin est montée en flèche. French Attack, site spécialisé dans le rare groove made in France nous éclaire sur les hauts faits d’armes des deux acolytes, comme ces projets plus personnels enregistrés à côté des compilations qui faisaient vivre le label. Un Harlem Pop Trotters original peut coûter plus de deux cents euros. Godchild a été réédité en CD et remixé par Kid Loco. Les ringards se sont rebiffés et la révolte est venue du fin fond des brocantes. Aujourd’hui les noms de Janin et Pierric sont cités avec respect par les chercheurs de bon son du monde entier et leurs perles, autrefois glissées en douce à l’acheteur peu exigeant constituent le cœur de compilations pointues. Sachez donc retourner ces affreuses pochettes qui polluent les cartons des brocanteurs pour voir si par hasard un Pierric ou un Janin n’y seraient pas fourrés.


pour télécharger l'album cliquer sur le lien
http://www.zshare.net/download/6796962979f011f8/

11:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2010

FUNK- JAZZ D.Janin JC Pierric Best of n°2

pour télécharger l'album cliquer sur le lien
20 pistes 53:18 1 the swinging mamy 2:41 2 goose skin 2:53 3 black night 3:09 4 rolly poly 3:01 5 run you'll get it 2:37 6 shout 3:12 7 saramina 2:34 8 strings in paradise 2:37 9 sunlight serenade 2:58 10 super position 2:57 11 sweet little bubble 2:43 12 swingaboo 2:57 13 the beast 2:14 14 the swinging mamy 2:41 15 trip for trap 2:38 16 us act 2:34 17 trumpett time 2:23 18 walking blues 2:15 19 waouba 2:08 20 your jouet baby 2:06
 

Lorsque le chineur lambda découvre en brocante de vieux vinyles à la pochette richement décorée dune fille vulgaire en maillot de bains ficelle dans le plus pure style Argelès Plage 1973 titré "Super succès n°38" par J.L Ferré, son orchestre et ses chanteurs, il passe son chemin. A contrario, le collectionneur de disque sait qu’il a mis la main sur une pièce intéressante. En effet, derrière « La vaisselle cassée », « Le Zizi » et l’intemporel « A la pêche aux moules », le sillon séchoue en fin de face sur des titres totalement inconnus tels que "Dig yourself up", "Saramina" ou encore "Rolly Polly". Cest alors que votre platine effarée vous restitue, poussière en prime, des lignes de basses assassines, du Fender Rhodes, des violons surréalistes, de la guitare wah wah, des ensembles de cuivres efficaces réalisant ainsi la vraie fusion entre musique populaire et jazz. Cest là le funk à la française, riche, puissant, élégamment kitsch, bonifié par 20 ans de cave de discothèque de province.
(Les musiques soul et funk: la France qui groove des années 1960 à nos jours par Vincent Sermet, éd. LHarmattan, p.136.)
A la sortie du tube  ) en 1972, deux amis forains, Jean Bergougnoux et Roger Dugousset ont eu l'idée vénale de sortir en cover ce joyau né du synthétiseur moog de Gershon Kingsley sur disque et de le vendre sur les marchés, chose qui n'existait pas à l'époque, la vente du disque étant uniquement réservée aux disquaires. Le succès fut aussi immédiat qu’inattendu : ça se vendait comme des petits pains. Dans la foulée, ils montèrent donc leur label, Les Tréteaux, nom qui coule de source, dont le siège fut établi à Villeneuve-La-Garenne.
Et le miracle de la multiplication des pains survint : des dizaines d’albums aux thématiques aussi diverses qu’improbables commencèrent à inonder le(s) marché(s) : qui dune bonne compilation de chansons à boire, qui dune galette de Tangos et Pasos, qui de Rythmes Brésiliens avec les courgettes et poireaux de madame
Ils ont le pétrole, on a les vinyles. Les Ricains et la perfide Albion avaient leurs Music For Pleasure ( http://www.vinylvulture.co.uk/pages/mfp.htm ) et autres Top of the Pops ( http://www.easyontheeye.net/albums/totp/index.html ) , la Frrrânce (prononcez à la DeGaulle) aura désormais en plus des Pop Hits ( http://pophits.over-blog.com/ ) de Mario Cavallero, ses Super Succès sur le prestigieux label Les Tréteaux (devenu) International !
Copieurs éhontés ou faussaires de génie, musiciens, chanteurs et ingénieurs du sons, entre un mois de chômage et une séance d’enregistrement pour Nicoletta, sous le sobriquet de The Music Sweepers, les balayeurs de musique, se mirent à imiter systématiquement tous les « succès » du moment, qui à leur sortie, étaient déjà souvent bien blets comme des vielles pommes sûres. Le but était clair : créer, à l’instar du jumeau dyzigote Music For Pleasure, une compilation à bas prix et en vendre un maximum d’exemplaires, le tout exposé aux yeux du chaland à coup de pochettes de natures mortes ou de filles dénudées (ou vice versa) signées par Michel  Laguens
En 1973, Bergougnoux se dégotte un jeune directeur artistique, musicien, chanteur et compositeur, Jean-Claude  Pierric chargé désormais de diriger artistiquement le projet. http://jcpierricfunkmusique.blog50.com/
Cette arrivée constituera un véritable tournant pour le label : désormais, au contraire des Pop Hits et Top of the Pops, le jeune Pierric sèmera discrètement à tout vent dans diverses compilations ses propres compositions, ce qui placera, sans que personne ne sen rende compte, Les Tréteaux à un niveau bien supérieur aux labels « Cheesecake » concurrents. En 1975, Jean-Claude Pierric est rejoint par lex-chef-dorchestre de l’Olympia, Daniel Janin. Le courant passe aussitôt, et ces deux passionnés de soul, jazz funk et blaxploitation, tels Sheila & Ringo ou encore Stone & Charden, formeront un couple musicalement pertinent. Exit The Music Sweepers, désormais, ce sera Jean-Claude Pierric, Daniel Janin alias John First alias Eddy Driver, son orchestre et ses chanteurs, épaulés par, Jean-Luc Ferré (qui aurait même eu, d’après la pochette LP 6277, un fan-club !) qui mèneront la barque.
Des chanteurs principalement français seront copiés, souvent grotesquement parodiés - mais parfois sublimés - par des imitateurs de tout poil (comme Patrick Sébastien, qui se cache derrière le pseudo benny-hillesque Art Buggy) ou même par des chanteurs ayant déjà fait leurs preuves (Nancy Holloway, que Daniel Janin sortira de sa valise en s’installant dans les studios de Villeneuve-la-Garenne).

11:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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